APOLLO 18 (2011)

 

Titre français : Apollo 18
Titre original : Apollo 18
Réalisateur : Gonzalo Lopez-Gallego
Scénariste : Brian Miller
Musique : /
Année : 2011
Pays : Usa
Genre : Found-footage
Interdiction : /
Avec : Warren Christie, Lloyd Owen, Ryan Robbins...


L'HISTOIRE : Apollo 17 est censé être la dernière mission habitée envoyée sur la Lune. En réalité en 1974 , une mission spatiale secrète, Apollo 18, est envoyée sur la Lune. Mais au bout d'un moment, des phénomènes paranormaux se produisent. L'équipage n'est pas seul sur la Lune...


MON AVISPlus d’un siècle après Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, notre satellite continue à fasciner l’univers cinématographique. Ainsi, ces dernières années, de Moon à Transphormers 3 : la face cachée de la Lune en passant par Iron Sky, l’homme a continué à visiter l’astre qui, s’il ne semble plus abriter de Séléniens ni de Sélénites depuis Les Aventures du Baron de Münchhausen, reste une destination risquée. Avec Apollo 18, on apprend même que si plus personne n’est retourné sur la Lune depuis des années, ce n’est pas par hasard.

Réalisé par Gonzalo Lopez-Gallego, à qui l’on doit Les Proies en 2007,  Apollo 18 reprend le principe à la mode du found-footage, Bob Weinstein prétendant ainsi durant la promotion qu’il ne s’agit pas d’une oeuvre de fiction mais de vidéos réellement retrouvées . Si le procédé peut ici se défendre dans l’optique de la démarche réaliste du film, il va se révéler aussi pénible, voire plus, que dans les autres films usant de cet artifice. Le film se base donc sur un postulat assez simple : contrairement à ce que l’on croit savoir, la mission Apollo 18 n’a pas été annulée par la NASA à la suite de limitations budgétaires, mais a bien eu lieu de façon secrète. Si le projet a été dissimulé jusqu’à aujourd’hui, c’est parce que la mission s’est terminée de façon tragique, comme le montrent les images retrouvées récemment.

Je dois bien avouer qu’une telle histoire m’a donné très envie de voir le film, surtout après avoir vu ces affiches montrant une empreinte inconnue à côté de celle d’un astronaute, ou semblant indiquer l’attaque d’une créature lunaire. Mais ne cherchez pas, il n’y aura aucun monstre sur la Lune, la menace sera toute autre : des créatures arachnoïdes ressemblant, quand elles sont immobiles, à des cailloux lunaires. Une légère surprise, renforcée par un parallèle forcément bizarre avec les Susuwatari de Le Voyage de Chihiro, et une petite déception rapidement évacuée par la menace bien réelle que représentent ces êtres et par les conséquences de leurs attaques sur le duo d’astronautes.

On ne s’ennuie pas pendant le film, notamment grâce à un scénario bien ficelé réservant de nombreuses surprises et donnant envie de découvrir les réponses aux différents mystères entourant la mission. Seulement, le film est handicapé par un défaut de taille, d’autant plus gênant qu’il est présent de la première à la dernière seconde : sa réalisation. Si sur le papier, rapprocher un maximum le film des images réelles des missions Apollo semble une excellente idée, il faut rapidement déchanter : à l’écran, c’est juste bon à refiler une sacrée migraine. Si vous avez déjà vu des vidéos des missions lunaires, comme les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, vous avez une idée assez précise de ce que propose le film pendant environ 1h30 : images souvent floues et / ou saccadées, son parfois inaudible, le tout accompagné du montage souvent très rapide lié à ce genre de film.

Ce défaut gâche véritablement le film, qui en dehors de ça aurait sans doute été assez agréable et efficace, réussissant même par moments à faire naître quelques légers frissons. Peut-être aurait-il été plus judicieux de se contenter d’un mode de réalisation plus classique plutôt que de vouloir à tout prix surfer sur une mode qui n’apporte rien de bon depuis des années...




Steeve RAOULT

0 comments:

Enregistrer un commentaire